Voyage en Inde

J’ai vu mon premier éléphant dans un embouteillage en ville. Il était aussi haut qu’un bus à l’impériale. Quelle majesté!
Aujourd’hui, nous faisons 250 km pour gagner la côte, soit 6 heures de route.
Les forêts de teck ont un sous bois clairsemé. Elles sont propriétés gouvernementales. Les coupes sont superbes.
La route fraîchement bitumée aux virages amples s’insinue et ondule entre les paysages montagneux, verdoyants et tropicaux qui s’offrent dorénavant à nos yeux. On glisse vers la mer. Les maisons sont construites en dur, les toits à deux pentes sont couverts de tuiles mécaniques. 
Nous venons d’atteindre le paradis qui surplombe la mer très au sud de Goa. Il y a des petits veaux sacrés sur la plage de sable fin. La mer est tiède. 
Ce soir, on a dégusté les poissons les plus frais du monde. 
Le lendemain, je suis allée au marché acheter des épices, des calamars, des crevettes, des crabes, des poissons à l’œil gaillard, des aubergines, des gombos, et des épinards que j’ai confié à mon nouvel ami cuisinier avec lequel je m’étais mise d’accord pour préparer ensemble le dîner. Ce garçon à du talent, un tour de main léger, il ajoute en même temps que les épices, des pincées de son cœur et de son âme, le repas était succulent.
J’affirme pouvoir désormais afficher Cuisine Indienne dans la liste de mes ateliers culinaires à la maison Jeanne d’Arc à St Fargeau.